Matin d’octobre

2008 10 Vittel Parc 204C’est l’heure exquise et matinale

Que rougit un soleil soudain.

A travers la brume automnale

Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente.On peut les suivre

Du regard en reconnaissant

Le chêne à sa feuille de cuivre,

L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,

Tombent des branches dépouillées ;

Mais ce n’est pas l’hiver encore.

Une blonde lumière arrose

La nature, et, dans l’air tout rose,

On croirait qu’il neige de l’or.

François COPPÉE (1842-1908) Promenades et Intérieurs

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